Avoir mal pendant les rapports sexuels n'est pas normal. Pourtant, selon Santé Publique France, 7,5 % des femmes sexuellement actives souffrent de dyspareunie, et près de 40 % y seraient confrontées au moins une fois au cours de leur vie. Beaucoup se taisent, par honte ou par résignation, pensant que « ça finira par passer ». Or, derrière ces douleurs se cachent souvent des tensions mécaniques du bassin et du plancher pelvien, accessibles à une prise en charge ostéopathique ciblée. Leslie Brossier, ostéopathe à Lançon-Provence, accompagne les femmes confrontées à ces troubles intimes avec une approche personnalisée, respectueuse et non invasive. Cet article vous explique pourquoi vos douleurs peuvent avoir une origine mécanique, et comment la dyspareunie liée à des tensions pelviennes peut être soulagée par l'ostéopathie.
Du grec « dys » (difficulté) et « pareunie » (accouplement), la dyspareunie désigne une douleur génitale récurrente survenant avant, pendant ou après la pénétration. Elle peut être superficielle — ressentie à l'entrée du vagin dès l'intromission — ou profonde, irradiant vers le bas-ventre et le pelvis. On distingue également la dyspareunie primaire, présente dès le premier rapport, de la dyspareunie secondaire, qui apparaît après une période sans douleur, par exemple à la suite d'un accouchement ou d'un traumatisme. Leslie Brossier propose une prise en charge en ostéopathie gynécologique à Lançon-Provence pour accompagner ces problématiques intimes.
Les chiffres sont éloquents. Une estimation internationale (Eisenach et al., 2018) situe la prévalence entre 8 % et 22 % toutes tranches d'âge confondues. Les femmes de 55 à 64 ans (10,4 %) et les jeunes de 16 à 24 ans (9,5 %) figurent parmi les plus touchées. Mais ces données pourraient être sous-estimées, tant le sujet reste tabou.
Au-delà de la douleur physique, la dyspareunie génère un profond mal-être : sentiment de culpabilité, baisse de l'estime de soi, appréhension avant chaque rapport, et parfois évitement complet de la sexualité. Les tensions au sein du couple s'installent progressivement. Et le silence aggrave tout, car il empêche d'accéder aux solutions qui existent réellement.
Environ 20 % des femmes présenteraient un plancher pelvien hypertonique. Ce terme désigne un périnée dont les muscles restent contractés en permanence, même lorsqu'ils devraient se détendre — par exemple lors d'un rapport sexuel. Ce n'est pas un périnée « fort » ou « bien musclé ». C'est un périnée dysfonctionnel, bloqué dans un état de vigilance permanente.
Les causes sont multiples : stress chronique, traumatisme physique ou émotionnel, accouchement difficile, posture assise asymétrique répétée, ou encore habitudes comme se retenir trop souvent d'uriner. Certains gestes du quotidien entretiennent également cette hypertonie sans que l'on en ait conscience : pousser pour déféquer en position incorrecte (penché en arrière, bassin fermé) sollicite le périnée à contresens et renforce sa contracture chronique. Le système nerveux autonome joue un rôle direct : sous l'effet du stress, il maintient les muscles périnéaux en état d'alerte, créant un cercle vicieux entre anxiété et tensions physiques.
Les conséquences dépassent la sphère intime. L'hypertonie du plancher pelvien peut provoquer des gênes urinaires (urgences mictionnelles, brûlures), de la constipation, et bien sûr des douleurs vives lors de la pénétration. Et c'est ici que le mécanisme s'emballe : par crainte de la douleur, le cerveau anticipe et déclenche une contraction réflexe des muscles vaginaux avant même le rapport. Cette crispation réduit la lubrification, amplifie la friction, et confirme au cerveau qu'il avait raison d'avoir peur. La douleur se renforce à chaque tentative. Il est important de savoir que ce cercle vicieux peut persister même après la levée de la cause physique initiale : l'appréhension installée dans le temps maintient la contraction réflexe, ce qui rend parfois nécessaire un accompagnement psychologique ou sexologique en parallèle pour « déprogrammer » cette anticipation douloureuse. Sans prise en charge, ce cercle vicieux douleur-appréhension-contraction peut évoluer vers le vaginisme, une pathologie nettement plus complexe et longue à traiter.
Conseil : Vous pouvez dès maintenant corriger une habitude qui entretient souvent l'hypertonie périnéale sans qu'on le soupçonne : adoptez une position correcte sur les toilettes (pieds surélevés sur un marchepied, buste légèrement penché en avant, bassin ouvert) et évitez toute poussée abdominale pour déféquer. Ce simple ajustement réduit la sollicitation excessive du périnée au quotidien.
L'hypertonie n'est pas la seule explication mécanique. Un blocage sacro-iliaque ou pelvien consécutif à une chute, un choc ou un accident peut modifier l'équilibre du bassin tout entier. L'utérus, maintenu dans la cavité pelvienne par des ligaments fixés sur la symphyse pubienne, le sacrum, le coccyx et les os iliaques, peut alors être légèrement dévié par les tensions ligamentaires. Résultat : une zone de sensibilité apparaît et chaque rapport devient douloureux. Les muscles pelvi-trochantériens (situés entre le bassin et le fémur) constituent une cause mécanique spécifique souvent méconnue : un déséquilibre de ces muscles crée des contraintes directes sur le plancher pelvien et peut entretenir les douleurs lors des rapports, indépendamment de toute cause gynécologique.
Les cicatrices adhérentes constituent une autre cause directe et fréquente. Épisiotomie, déchirure obstétricale, césarienne : ces interventions laissent parfois des adhérences qui exercent des tractions sur les tissus environnants. Selon l'étude de Josefsson et al. (2024), environ une femme sur trois rapporte une dyspareunie un an après un accouchement ayant impliqué une déchirure du 2e degré ou une épisiotomie. La méta-analyse de Banaei (2021), portant sur 11 457 femmes et 22 études, confirme que 42 % d'entre elles souffrent de dyspareunie à deux mois post-partum et encore 22 % entre six et douze mois.
Enfin, des tensions fasciales et des compressions nerveuses — comme la névralgie pudendale ou coccygienne — peuvent également générer des douleurs pelviennes lors des rapports. Les fascias pelviens possèdent une « mémoire tissulaire » : le corps peut stocker les tensions issues d'un traumatisme physique ou émotionnel dans les feuillets fascials, maintenant un état de blocage des années après l'événement initial — accouchement difficile, chute, agression, choc émotionnel. L'ostéopathe peut travailler sur ces fixations tissulaires anciennes, même lorsqu'aucun événement récent n'est identifié par la patiente. Toutes ces causes mécaniques relèvent directement du champ d'action de l'ostéopathie.
À noter : En post-partum, n'attendez pas la visite gynécologique du 6e mois pour signaler une dyspareunie. Si des douleurs apparaissent dès la reprise des rapports, il est recommandé de consulter sans délai — gynécologue et/ou ostéopathe — sans espérer une normalisation spontanée. Plus la prise en charge est précoce, plus les résultats sont rapides.
La consultation débute par une anamnèse approfondie. L'ostéopathe recueille la chronologie de vos douleurs, leur intensité, les examens déjà réalisés, et l'ensemble de vos antécédents : gynécologiques, obstétricaux, traumatiques, chirurgicaux et psychologiques. Il est essentiel de mentionner tout événement susceptible d'avoir perturbé l'équilibre du bassin, même ancien — une chute sur le coccyx il y a dix ans peut encore avoir des répercussions aujourd'hui, en raison de la mémoire tissulaire des fascias pelviens.
L'évaluation manuelle porte ensuite sur plusieurs axes :
L'approche est entièrement non invasive, basée sur une pression légère et contrôlée. Aucune technique interne n'est pratiquée sans votre accord explicite, et chaque geste vous est expliqué au préalable. Rappelons que l'ostéopathie est une profession réglementée par le Décret n°2014-1043 et reconnue par le Code de la santé publique, imposant une formation obligatoire de 5 ans en école agréée depuis 2015 — une garantie importante pour les femmes qui hésiteraient à consulter un praticien non-médecin pour une problématique intime.
Le traitement repose sur plusieurs types de techniques adaptées à chaque patiente. Les techniques viscérales douces visent à restituer la liberté de mouvement de l'utérus et des organes pelviens : l'ostéopathe travaille sur les fascias viscéraux, les ligaments larges et les ligaments utéro-sacrés pour relâcher les tensions mécaniques qui restreignent la mobilité utérine. Ces manœuvres permettent également d'optimiser la circulation sanguine et lymphatique dans la région pelvienne, réduisant la stase vasculaire et améliorant l'oxygénation des tissus.
Des mobilisations articulaires du bassin, des sacro-iliaques et des lombaires complètent ce travail pour restaurer un équilibre global. Si des cicatrices adhérentes sont identifiées, un travail tissulaire spécifique est réalisé afin de réduire les tractions qu'elles exercent sur les structures environnantes.
Concernant les résultats, une étude de terrain menée entre mai 2021 et janvier 2022 a suivi quatre patientes souffrant de dyspareunies diagnostiquées par un gynécologue, âgées de 20 à 40 ans, sur un protocole de deux séances ostéopathiques en 45 jours. L'évolution des douleurs a été mesurée à l'aide du FSFI (Female Sexual Function Index), un questionnaire international standardisé et validé scientifiquement qui permet une évaluation objective — et non simplement subjective — de la fonction sexuelle féminine avant et après traitement. Les praticiens observent généralement une amélioration perceptible en une à deux séances, selon les antécédents de chaque patiente. L'ostéopathie constitue ainsi l'une des premières thérapies à envisager en cas de dyspareunie d'origine mécanique, avant des traitements plus invasifs.
Exemple concret : Margaux L., 32 ans, consulte pour des douleurs profondes lors des rapports apparues progressivement après la naissance de son deuxième enfant (accouchement par voie basse avec épisiotomie, 14 mois auparavant). Elle a attendu la visite du 6e mois pour en parler à son gynécologue, qui a exclu toute cause organique. Le bilan ostéopathique révèle un blocage sacro-iliaque droit, une cicatrice d'épisiotomie adhérente exerçant une traction sur les tissus périnéaux, et une hypertonie du plancher pelvien. Après deux séances espacées de trois semaines (travail tissulaire sur la cicatrice, mobilisation sacro-iliaque et techniques viscérales douces), Margaux constate une nette diminution de la douleur lors des rapports. Un suivi en kinésithérapie périnéologique a été recommandé en complément pour consolider le relâchement du plancher pelvien. Budget total de la prise en charge ostéopathique : 120 € (deux séances à 60 €), dont 40 € remboursés par sa mutuelle.
Question légitime : combien coûte une consultation ? Selon l'étude du réseau Oostéo (2024), le prix moyen d'une séance d'ostéopathie pour un adulte se situe entre 50 € et 60 € en province, avec un tarif médian de 60 €. Pour une prise en charge de la dyspareunie, une à deux séances sont généralement nécessaires, ce qui représente un budget total compris entre 50 € et 120 € selon le nombre de séances. Le Code de la santé publique impose à tous les ostéopathes d'afficher leurs tarifs dans leur salle d'attente : cette transparence tarifaire est légalement obligatoire et le prix peut être demandé avant même la première consultation.
L'ostéopathie n'est pas remboursée par la Sécurité Sociale. En revanche, la plupart des mutuelles complémentaires proposent un forfait annuel « médecines douces » couvrant entre 20 € et 50 € par séance selon les contrats. Il est vivement conseillé de vérifier les garanties de votre mutuelle avant la première consultation, afin de planifier sereinement le coût de votre parcours de soins et d'obtenir un devis précis de la prise en charge restant à votre charge.
À noter : Vous pouvez contacter directement le cabinet avant votre première consultation pour connaître le tarif exact de la séance. Pensez également à demander une facture détaillée en fin de consultation, indispensable pour la prise en charge par votre mutuelle.
En cas de dyspareunie, la première étape reste indispensable : consulter votre gynécologue pour exclure une cause organique — endométriose, infection, atrophie muqueuse, kyste ovarien. L'ostéopathe intervient ensuite, ou en parallèle, sur les composantes mécaniques que l'examen gynécologique ne traite pas.
Si une hypertonicité du plancher pelvien est confirmée, un suivi en kinésithérapie périnéologique (avec biofeedback ou techniques de relâchement musculaire) est recommandé en complément. Ce suivi inclut également une éducation thérapeutique spécifique : revoir les habitudes mictionnelles (éviter de se retenir excessivement ou d'uriner « par précaution ») et les habitudes défécatoires (position sur les toilettes, absence de poussée). Ces corrections comportementales font partie intégrante de la rééducation et peuvent être mises en place par la kinésithérapeute spécialisée en périnéologie dès la première séance. Attention : les exercices de Kegel, souvent prescrits de manière automatique, sont contre-indiqués en cas d'hypertonie et peuvent aggraver la situation. Le tonus de base du plancher pelvien doit être évalué par un professionnel qualifié avant tout programme de rééducation.
Si une dimension psychologique est avérée — traumatisme sexuel, anxiété, communication difficile avec le partenaire —, un accompagnement par un sexologue ou un psychologue s'avère précieux pour briser le cercle douleur-appréhension. Les deux dimensions, physique et émotionnelle, coexistent fréquemment et méritent une attention simultanée.
Ne tardez pas. La dyspareunie non traitée peut évoluer vers le vaginisme, une contraction involontaire et permanente du plancher pelvien rendant tout rapport ou examen gynécologique impossible. Le vaginisme secondaire ne se limite pas aux rapports sexuels : il peut se manifester lors de l'insertion d'un spéculum en consultation gynécologique, lors de l'utilisation d'un tampon ou d'un anneau vaginal. Il peut être total (aucune pénétration possible, y compris médicale) ou partiel. Reconnaître ces signes précoces permet d'agir avant que la situation ne s'aggrave davantage. Intervenir tôt réduit significativement ce risque.
Leslie Brossier est ostéopathe à Lançon-Provence et accompagne les nourrissons, les enfants, les adultes, les femmes enceintes, les sportifs et les seniors. Grâce à une approche personnalisée et bienveillante, elle prend en charge les douleurs, les tensions et les troubles fonctionnels, y compris les problématiques pelviennes intimes comme la dyspareunie liée à des tensions pelviennes, en toute discrétion.
Si vous souffrez de douleurs pendant les rapports et que vous êtes dans la région de Lançon-Provence, n'hésitez pas à prendre rendez-vous en précisant votre contexte (antécédents obstétricaux, traumatiques, gynécologiques) afin de bénéficier d'un bilan personnalisé. Vous pouvez également demander le tarif de la consultation et un devis préalable en contactant directement le cabinet. Parler de ce qui vous fait souffrir est le premier pas vers le soulagement.